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Alberto Castillo : le chanteur des cent barrios

La voix populiste qui fit entrer la milonga, le candombe et la rue dans le tango

Pionniers2 min de lecture2 citations

Dans les années 1940, tandis que le tango emplissait les salles de danse de Buenos Aires, aucun chanteur ne se lia au porteño ordinaire comme Alberto Castillo : la voix rythmique, exubérante, résolument populaire, connue sous le nom de "el cantor de los cien barrios porteños," le chanteur des cent quartiers.[1]

Un médecin qui choisit le tango

Il naquit Alberto Salvador De Lucca le 7 décembre 1914 dans le quartier de Mataderos à Buenos Aires, fils d’immigrés italiens.[1] Fait remarquable, il reçut une formation de médecin ; ce détail rassura célèbrement les parents de sa fiancée, qui virent en lui "plus qu’un simple chanteur de tango" ; mais la musique l’emporta.[1] Après avoir chanté avec les orchestres de Julio De Caro, Augusto Berto et Ricardo Tanturi, il lança en 1941 une carrière discographique solo d’un immense succès.[1]

La voix des rues

L’attrait de Castillo tenait à son populisme. Doté d’un sens aigu du rythme et d’une voix qu’il pouvait rendre délibérément rauque, il chantait dans un style franchement milonguero, homme du peuple, et devint le principal interprète du candombe et de la milonga — genres aux racines afro-argentines — au sein du tango.[1] Son enregistrement de "Cien Barrios Porteños" connut un tel succès que les présentateurs l’annonçaient simplement comme "le chanteur des 100 barrios", et le titre lui resta attaché toute sa vie.[1] Flamboyant et aimé du public, il devint également vedette de cinéma, portant le tango à l’écran. Il mourut le 23 juillet 2002.[1]

Pourquoi il compte

Alberto Castillo compte parce qu’il maintint le tango enraciné dans le peuple. Tandis que d’autres chanteurs raffinaient le tango-canción, il le rendit joyeux, rythmique et indéniablement issu de la rue, défendant le candombe et la milonga qui reliaient le tango à ses origines afro-argentines. Aux côtés de Edmundo Rivero, à la voix profonde, et de l’idole populaire Julio Sosa, il figure parmi les grandes voix de l’apogée du tango des années 1940 : le médecin devenu chanteur de cent quartiers.

Références

  1. 1.Alberto Castillo (performer)Wikipedia, 2026
  2. 2.¡Tango!: The Dance, the Song, the StorySimon Collier et al., Thames & Hudson, 1995

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Bailar Editorial Team. (2026). Alberto Castillo : le chanteur des cent barrios. Bailar Biblioteca. Récupéré le July 5, 2026, depuis https://getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/alberto-castillo

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Bailar Editorial Team. “Alberto Castillo : le chanteur des cent barrios.” Bailar Biblioteca, 2026, getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/alberto-castillo. Consulté le 5 July 2026.

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Bailar Editorial Team. “Alberto Castillo : le chanteur des cent barrios.” Bailar Biblioteca. Consulté le July 5, 2026. https://getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/alberto-castillo.

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Rédacteur en chef : Paul Thomas Plawin

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