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Ángel Vargas : le Rossignol des rues de Buenos Aires

La voix intime dont le partenariat avec Ángel D’Agostino définit le tango des années 1940

Pionniers2 min de lecture2 citations

Parmi les grandes voix de l’âge d’or du tango, peu sont aussi chéries que Ángel Vargas, le chanteur dont le phrasé clair et intime lui valut l’un des surnoms les plus poétiques de cette musique : "El Ruiseñor de las Calles Porteñas," le Rossignol des rues de Buenos Aires.[1]

Un rossignol venu de Barracas

Il naquit José Ángel Lomio le 22 octobre 1904 dans le quartier de Barracas à Buenos Aires.[1] Il commença à chanter dans les années 1930 dans l’orchestre d’Augusto Berto sous le nom de Carlos Vargas, avant la rencontre qui allait définir sa carrière.[1] Le surnom qui l’immortalisa ne lui fut attribué qu’en 1947, par le radiodiffuseur Raúl Ástor.[1]

"Los dos Ángeles"

En 1932, Vargas rencontra le pianiste et chef d’orchestre Ángel D’Agostino, et, en 1940, il était devenu le chanteur principal de l’orchestre de D’Agostino.[1] Leur partenariat — "los dos Ángeles," les deux Anges — fut magique : entre 1940 et 1946, ils enregistrèrent quatre-vingt-treize faces, un corpus tenu pour l’un des accomplissements essentiels du tango du XXe siècle.[1] La diction chaleureuse et conversationnelle de Vargas épousait à la perfection le rythme élégant de D’Agostino dans des classiques comme "Tres Esquinas," "Muchacho," et la valse "Esquinas Porteñas."[1]

Après avoir quitté D’Agostino, Vargas mena une carrière solo avec divers orchestres jusqu’à sa mort, à la suite d’une opération chirurgicale, le 7 juillet 1959.[1]

Pourquoi il importe

Ángel Vargas importe parce qu’il perfectionna l’art du chanteur d’orchestre de tango — le cantor de orquesta qui fait partie de l’ensemble plutôt que d’en être la vedette, tissant sa voix dans le rythme de l’orchestre. Ses enregistrements avec D’Agostino sont des repères de l’âge d’or du genre, encore joués dans chaque milonga. Aux côtés de Carlos Gardel et de son contemporain Alberto Castillo, le Rossignol des rues de Buenos Aires demeure l’une des voix les plus aimées que le tango ait jamais connues.

Références

  1. 1.Ángel VargasWikipedia (Spanish), 2026
  2. 2.¡Tango!: The Dance, the Song, the StorySimon Collier et al., Thames & Hudson, 1995

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Bailar Editorial Team. (2026). Ángel Vargas : le Rossignol des rues de Buenos Aires. Bailar Biblioteca. Récupéré le July 5, 2026, depuis https://getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/angel-vargas

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Bailar Editorial Team. “Ángel Vargas : le Rossignol des rues de Buenos Aires.” Bailar Biblioteca, 2026, getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/angel-vargas. Consulté le 5 July 2026.

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Bailar Editorial Team. “Ángel Vargas : le Rossignol des rues de Buenos Aires.” Bailar Biblioteca. Consulté le July 5, 2026. https://getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/angel-vargas.

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Rédacteur en chef : Paul Thomas Plawin

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