Merengue comme symbole national dominicain
Comment une musique de danse caribéenne est venue représenter la République dominicaine sur le territoire national et dans sa diaspora
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Le merengue occupe une place centrale dans la musique de la République dominicaine, pays qui couvre les cinq huitièmes orientaux de l'île d'Hispaniola, qu'il partage avec la Haïti voisine.[1] Les enquêtes sur la musique caribéenne situent le genre au sein d'un répertoire distinctement dominicain et considèrent son élévation au rang d'emblème national comme un sujet méritant une étude séparée, inscrit dans le même cadre comparatif qui associe le son à Cuba et le reggae à la Jamaïque.[2] La mise en scène d'une musique de danse populaire comme voix représentative d'une nation entière constitue, en ce sens, une proposition académique autant qu'un sentiment populaire.[2]
Dans ce cadre académique, le matériau dominicain passe de l'émergence de la forme, à travers la variante rurale connue sous le nom de merengue típico et associée à la région du Cibao, jusqu'aux styles modernes et commercialement amplifiés des décennies suivantes.[2] Cette trajectoire de développement, allant d'une pratique folklorique régionale à un idiome exportable et à une expansion éventuelle vers des marchés plus larges, situe la stature nationale du genre comme le produit d'un changement historique plutôt que comme un héritage figé.[2]
L'histoire politique dans laquelle cette stature s'est développée a été à plusieurs reprises turbulente. L'indépendance dominicaine a été assurée en 1844 après la Guerre d'indépendance dominicaine, et les décennies qui ont suivi ont apporté des conflits civils, des interventions étrangères et des intervalles de restauration du régime colonial.[1] La dictature de Rafael Trujillo, qui a exercé le pouvoir de 1930 jusqu'à l'assassinat du dictateur en 1961, a dominé le milieu du XXe siècle, période au cours de laquelle le genre a consolidé son profil public.[1] Les sources disponibles établissent le statut de symbole national du merengue comme sujet analytique reconnu sans détailler les mécanismes sous-jacents, de sorte que toute explication de la façon dont la musique en est venue à représenter la nation doit rester proportionnellement prudente.[2]
Le symbole ne s'est pas limité à l'île. Des recherches de terrain sur la population dominicaine du quartier Washington Heights à New York documentent comment les migrants ont transporté la culture populaire et les pratiques quotidiennes ordinaires dans une identité transnationale qui s'étend entre la patrie et la société d'accueil.[5] Parmi la deuxième génération, des études sur les Dominicains américains montrent que l'identité ethnique est activement négociée, l'espagnol étant mobilisé pour résister aux catégories raciales fondées sur le phénotype imposées aux États-Unis.[3] Ces mêmes études notent que les jeunes Dominicains américains conservent des pratiques culturelles distinctives tout en adoptant les vêtements et les modes musicales de l'environnement urbain environnant, une tension dans laquelle les formes liées à la patrie acquièrent une importance accrue.[4]
La stature canonique du genre est encore plus lisible dans la compagnie qu'il tient au sein de la recherche musicale dominicaine, où il est abordé aux côtés de la bachata, longtemps caractérisée comme une musique d'amertume, et de l'œuvre du chanteur Juan Luis Guerra.[2] Pris ensemble, les sources disponibles soutiennent une conclusion mesurée : le merengue est constamment présenté comme la musique représentative de la République dominicaine, tant sur le territoire national que dans sa diaspora, même lorsque les détails historiques plus fins de cette élévation dépassent ce que ces sources particulières enregistrent.[2]
Références
- 1.Dominican Republic — Wikipedia contributors, Wikipedia, intro; political history
- 2.Caribbean currents: Caribbean music from rumba to reggae — Choice Reviews Online, 1996, Ch. 5, Dominican Republic (table of contents)
- 3.Language and negotiation of ethnic/racial identity among Dominican Americans — Benjamin Bailey, Language in Society, 2000, abstract
- 4.Language, Race, and Negotiation of Identity: A Study of Dominican Americans — Benjamin Bailey, ScholarWorks@UMassAmherst (University of Massachusetts Amherst), 2002, findings
- 5.Quisqueya on the Hudson: The Transnational Identity of Dominicans in Washington Heights — Jorge Duany, CUNY Academic Works (City University of New York), 2008, abstract
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Bailar Editorial Team. (2026). Merengue comme symbole national dominicain. Bailar Biblioteca. Récupéré le July 5, 2026, depuis https://getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/merengue/cultural-context/merengue-as-dominican-national-symbol
Bailar Editorial Team. “Merengue comme symbole national dominicain.” Bailar Biblioteca, 2026, getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/merengue/cultural-context/merengue-as-dominican-national-symbol. Consulté le 5 July 2026.
Bailar Editorial Team. “Merengue comme symbole national dominicain.” Bailar Biblioteca. Consulté le July 5, 2026. https://getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/merengue/cultural-context/merengue-as-dominican-national-symbol.
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Rédacteur en chef : Paul Thomas Plawin
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