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Homero Manzi : le poète des faubourgs

Le parolier de "Sur" et de "Malena" donna au tango sa poésie la plus évocatrice des faubourgs de Buenos Aires

Pionniers2 min de lecture2 citations

Le tango a compté de nombreux grands compositeurs, mais peu de poètes capables de rivaliser avec Homero Manzi, le parolier qui condensa la nostalgie des faubourgs de Buenos Aires en quelques-uns des vers les plus aimés de l’histoire de cette musique.[1]

De Santiago del Estero à Villa Crespo

Homero Nicolás Manzione Prestera le 1er novembre 1907 à Añatuya, dans la province septentrionale de Santiago del Estero, Manzi s’installa à Buenos Aires lorsqu’il était enfant, vers 1920, dans le quartier populaire de Villa Crespo.[1] Attiré très tôt par la littérature et le tango, il travailla comme professeur d’espagnol et de littérature avant d’être exclu de son poste pour activité politique — il était militant de l’Unión Cívica Radical et fondateur du groupe intellectuel nationaliste FORJA.[1]

Le poète des faubourgs

Le génie de Manzi résidait dans sa capacité à évoquer le faubourg — les quartiers pauvres de la périphérie de Buenos Aires — ainsi que le désir, la mémoire et la perte attachés à ses rues.[2] Ses paroles comprennent certaines des œuvres les plus précieuses du tango : "Malena", "Milonga sentimental", "Barrio de tango" (1942), et surtout "Sur" (1948), écrit avec le bandonéoniste et chef d’orchestre Aníbal Troilo — un hymne à un quartier disparu que de nombreux Argentins considèrent comme le tango parfait.[1] Là où Enrique Santos Discépolo donna au tango sa mordante portée sociale, Manzi lui donna une nostalgie tendre, riche en images.

Un homme de nombreux arts

Manzi fut bien plus qu’un parolier. Il fut journaliste, scénariste et réalisateur, figure centrale de la culture populaire argentine qui contribua à façonner le cinéma du pays autant que sa chanson.[1] Il mourut jeune, d’un cancer, à Buenos Aires le 3 mai 1951.

Pourquoi cela importe

Avec Manzi, la parole du tango atteignit le niveau de la littérature, prouvant qu’une chanson populaire pouvait être une véritable poésie. Ses "Sur" et "Malena" demeurent parmi les tangos les plus interprétés et les plus aimés jamais écrits, transmis par des interprètes depuis la génération de Carlos Gardel jusqu’à aujourd’hui.[2]

Références

  1. 1.Homero ManziWikipedia, 2026
  2. 2.¡Tango!: The Dance, the Song, the StorySimon Collier et al., Thames & Hudson, 1995

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Bailar Editorial Team. (2026). Homero Manzi : le poète des faubourgs. Bailar Biblioteca. Récupéré le July 5, 2026, depuis https://getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/homero-manzi

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Bailar Editorial Team. “Homero Manzi : le poète des faubourgs.” Bailar Biblioteca, 2026, getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/homero-manzi. Consulté le 5 July 2026.

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Bailar Editorial Team. “Homero Manzi : le poète des faubourgs.” Bailar Biblioteca. Consulté le July 5, 2026. https://getbailar.com/biblioteca/encyclopedia/tango-argentino/pioneers/homero-manzi.

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Rédacteur en chef : Paul Thomas Plawin

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